Sébastien Beaulieu à Bad Gastein

Un début de saison 2018-2019

Mon début de saison a commencé en Italie en décembre dernier. Le 13 décembre 2018, j’ai eu une épreuve à Carezza, qui est pas mal une de mes pistes fétiches sur les circuits d’ailleurs. La préparation a super bien été ; on s’est entraîné avec beaucoup d’équipes, avec les meilleurs au monde précisément. J’avais la certitude de pouvoir bien faire là-bas : c’est une descente qui est très technique, mais j’avais justement le savoir-faire pour monter très haut dans le classement.

Par contre, même avec mes capacités, j’ai commis une erreur… et j’ai chuté. J’ai ainsi perdu de précieuses secondes qui ont fait en sorte que j’ai fini 37e. Je n’ai alors pas eu droit à une deuxième course. Cette descente me laisse un peu amer, car je sais pertinemment que j’aurais pu mieux me placer…

Cortina la glacée

Deux jours plus tard, soit le 15 décembre, à 78 km de Carezza, direction Cortina pour la coupe du monde. Là-bas, une des particularités de la piste, c’est qu’ils envoient de l’eau sur la neige. L’avantage de cette technique : moins de différence entre le premier planchiste/skieur et le dernier. La piste est donc plus juste pour tous. Par contre, la neige devient alors extrêmement glacée et un moindre faux mouvement peut nous faire tomber, particulièrement en planche où on n’a qu’un seul point d’appui contrairement au ski alpin. Ce n’est d’ailleurs pas une chose qu’on est habituée à voir en coupe du monde de snowboard. Et effectivement, pas mal tout le monde a fait des erreurs sur cette piste, dont moi.

En effet, j’ai fini 27e, qui n’est pas nécessairement un score satisfaisant. J’avais eu une bonne première descente ; j’espérais pouvoir améliorer mon résultat lors de la deuxième, mais j’ai commis une faute sur la glace. C’est dommage, car au Québec, on est plus habitué à ce genre de condition par rapport aux Européens.

Par contre, la 5e porte, c’était vraiment quelque chose. Du côté féminin, je crois bien que la moitié des filles ont chuté. Il y avait quand même une singularité dans le parcours où la glace était un peu différente. Quand je suis arrivé à cette porte-là, j’ai fait mon possible, mais j’ai tout de même perdu beaucoup de temps. La grande particularité est qu’il faut vraiment rester au-dessus de sa planche à neige, la triangulation doit être parfaite. Si tu t’inclines trop, sur la glace, tu as de fortes chances de chuter. Ça ne pardonne pas.

Un bref retour à la maison, pour mieux repartir

Après, c’était les vacances de Noël. J’ai pu retourner chez moi, me reposer, charger mes batteries. Les festivités ont été courtes ! On est reparti au Nouvel An vers l’Autriche pour se préparer à la prochaine compétition le 8 janvier : la Coupe du Monde à Bad Gastein en Autriche.

Bad GasteinSébastien Beaulieu à Bad Gastein

Si Carrezza est une de mes pistes favorites, ma préférée en slalom est vraiment celle de Bad Gastein. La piste, c’est un vrai mur, littéralement. Les conditions ne sont souvent pas faciles, mais avec mon approche, c’est une pente dans laquelle je me démarque chaque année. Mon avantage dans un dénivelé de la sorte, c’est que je compétitionne au même niveau que les autres planchistes. Vu que je pèse 160 livres, dans les pistes plutôt plates, j’ai moins de glisses : à technique égal, je me fais battre par ceux plus lourds que moi. J’ai fini 25e pour cette coupe.

 

 

Bris matériel

Deux jours plus tard, toujours à la même montagne, j’ai par la suite eu les coupes d’Europe, où j’ai fini 10e à la première course et 5e à la deuxième. Malheureusement, lors de la première descente de finale, j’ai brisé une plaque (une fixation sur une planche à neige alpine) sur ma planche à neige. J’ai alors dû changer de plaque pour la finale, mais à ce moment-là, j’ai cassé ma seconde plaque… Pour vrai… J’ai eu donc quelques problèmes matériels qui ne m’ont pas aidé. Comme j’ai eu de bonnes qualifications, j’ai tout de même réussi à terminer 5e. J’admets que je suis déçu. J’aurais aimé finir dans le top trois, simplement pour avoir une médaille européenne, chose que je n’ai d’ailleurs jamais obtenue. Presque !

 

.4 secondes

Après, j’ai eu un bloc d’entraînement en Italie, du 12 au 18 janvier, avant de me diriger avec mon équipe à Rogla en Slovénie. Je ne pouvais aller m’entrainer à Rogla même : une règle nous empêche de pratiquer sur la montagne de la compétition 5 jours avant les épreuves.

En Slovénie, la particularité de la piste est qu’elle commence très plate, type de descente que je n’apprécie pas réellement comme je l’ai mentionné plus tôt. J’ai pu heureusement améliorer mon temps dans la partie plus à pique, mais j’ai tout de même terminé 24e. Il me manquait .4 secondes pour finir dans le top 16 et continuer en finale. La planche à neige alpine tient à très peu en termes de temps, surtout dans des courses faciles comme celle de Rogla.

Et d’ailleurs, mes plaques provenaient de Slovénie, le pays où je me situais. Je me suis donc procuré rapidement de nouvelles plaques identiques à celles que j’avais : j’étais décidément plus habituée avec celles-ci.

Retour au Québec

Par la suite, je suis retournée au Québec, visité ma famille et me suis reposé un peu. J’ai également dû faire mon visa chinois pour ma première visite en sol asiatique. Au niveau scolaire, je m’étais inscrit à un cours de français, mais pour toutes sortes de raison, je l’ai repoussé à cet été. Jusqu’ici, ma saison se décrit en un mot : correcte.

Médailles canadiennes d’or et de bronze

Je suis retournée sur ma planche assez vite. J’avais un camp d’entraînement au Mont-Tremblant. Quelques jours plus tard, avec la FIS, j’ai terminé 1er et 3e au Mont-Blanc les 26 et 27 janvier.

Utah

Après, direction Park City le 4 et 5 février en Utah pour les Championnats du monde! Cette compétition est particulièrement importante pour moi. C’est en effet ma première épreuve en Amérique du Nord depuis 2013. L’année passée, à Sierra Nevada en Espagne, j’avais terminé 23e en slalom, 41e au total. Mon but était de finir dans le top 8 ! Les conditions étaient plus difficiles que je le pensais, j’ai donc terminé 27e. Mais je suis comme ma mère, un fonceur, et je vais revenir en force pour les prochaines compétitions !

Ce qui s’en vient

Beijing 2022, c’est toujours mon objectif. En ce moment, je n’ai encore jamais été en Chine. Ma perception de ce pays risque de changer pour le mieux ; j’y fais une escale du 20 au 25 février. Je vous tiens au courant de mon voyage au pays des prochains Jeux olympiques ! Suivez-moi sur Twitter et Instagram pour plus de nouvelles et d’images!