Camp d'entraînement au Chili 2017

Réhabilitation et camp d’entraînement au Chili

À la fin de la saison 2016-2017, j’ai dû me faire opérer à l’épaule droite après avoir subi une blessure importante lors d’une compétition : épaule disloquée, ligament déchiré et Hill-Sachs fracturé.

L’opération s’est très bien déroulée et ma réhabilitation a été plutôt rapide. Deux jours après l’opération, je mangeais déjà en utilisant mon bras droit, ce qui est tout de même assez exceptionnel. Généralement, les gens qui subissent ce genre d’opération sont endoloris et passent des semaines sur la médication.

J’ai attendu deux semaines avant de reprendre l’entraînement et même si j’étais de retour au « gym », je ne faisais rien qui pouvait solliciter mon épaule. C’est un mois plus tard que j’ai commencé à faire des exercices de physiothérapie et à tranquillement renforcer mon épaule avec des élastiques. L’amplitude articulaire de mon épaule, aussi appelée « range of motion (ROM) » en anglais, est revenue à la normale assez rapidement. Les physiothérapeutes prévoient habituellement de 4 à 6 mois de réhabilitation, mais moi je n’ai pris que deux mois à retrouver la même amplitude articulaire.

Seule ma force n’est pas encore revenue à 100 % et cela risque de prendre quelques temps. J’ai été un long moment avant l’opération sans solliciter mon épaule puisque ma blessure est survenue en janvier et l’opération s’est déroulée en avril. Depuis cet été, je travaille fort pour améliorer ma force et ça revient tranquillement. Malgré tout, j’ai éprouvé des difficultés avec mes départs à mon camp d’entraînement au Chili.

 

Camp d'entraînement au Chili 2017Camp d’entraînement au Chili

Mon camp d’entraînement au Chili se déroulait du 12 août au 3 septembre sur la montagne El Colorado, dont le sommet est situé à près de 11 000 pieds d’altitude. Le camp s’est tout de même bien passé pour moi, mais nous avions des gros blocs d’entraînement et avec l’altitude, c’était assez fatiguant comme journées. Quand tu es en altitude, tu as moins d’oxygène et tu te fatigues plus donc le simple fait de respirer était difficile. Nos journées étaient plutôt chargées : nous commencions l’entraînement à 8 h 30, nous prenions une heure pour manger le midi, puis nous retournions à la montagne de 13 h à 15 h 30. Nous avions cet horaire tous les jours de la semaine et c’était congé la fin de semaine.

Au Centre de ski El Colorado, les pistes sont assez longues pour faire deux parcours séparés et c’est ce que nos entraîneurs, Jan Wengelin et Patrik Gaudet, ont décidé de faire pour notre camp d’entraînement. Nous avions donc un parcours de 35 secondes, une pause de 2 minutes et ensuite, un autre parcours de 35 secondes.

Pendant les trois semaines que nous étions au Chili, nous avons toujours fait les deux parcours de 35 secondes sauf lors de deux journées où nos entraîneurs ont décidé d’en faire un seul parcours. Cela donnait un parcours de PGS de 50 portes alors qu’habituellement, il y en a environ 22. Après ma première longue descente, j’ai été malade. Il fallait vraiment gérer son énergie; c’était très long comme descente. J’ai donné tout ce que j’avais et j’ai vomi tellement j’étais épuisé à la fin. Après coup, j’ai continué de faire des descentes, mais en m’assurant de bien doser mon énergie. Mon temps le plus rapide a été 68 secondes sur le long parcours.

Les deux dernières journées du camp d’entraînement, nous avons simulé des courses en parallèle. Nous avons fait une course de PGS la première journée et j’ai terminé au deuxième rang derrière Darren Gardner. Le lendemain, il y avait deux courses de PSL : j’ai récolté la troisième place lors de la première course et j’ai remporté la première place dans la dernière course. J’étais bien content puisque je terminais le camp sur une bonne note avec une victoire en PSL. Ça a probablement été l’un de mes meilleurs camps d’entraînement en carrière.

Cette année, nous dormions dans un hôtel qui était plutôt petit. Nous étions quatre : Jasey-Jay Anderson et moi partagions la cuisine alors que les deux autres se partageaient la chambre. Dans la cuisine, il y avait deux lits installés à l’endroit où se trouve normalement la table à manger, mais en réalité c’était conçu pour contenir un seul lit. C’était davantage fait pour trois personnes que pour quatre personnes. Heureusement, un des deux autres gars est parti après deux semaines et j’ai pu prendre sa place pour la dernière semaine du camp d’entraînement.

Lors de nos congés, nous en profitions surtout pour dormir, nous reposer ou préparer nos snowboards. Pendant l’une de nos fins de semaine de congés, nous nous sommes rendus à Puertecillo où j’ai pu faire du surf pour la première fois. J’ai essayé environ cinq vagues et je suis parvenu à me lever sur la planche une fois. Malheureusement, mon épaule droite était endolorie à force de nager et je me suis fatigué rapidement donc je n’ai pas continué l’expérience.

 

Porte de départs d'entraînementEntraînement et début de saison

Pendant mon camp d’entraînement au Chili, j’ai éprouvé certaines difficultés avec mes départs puisque ma force n’est pas encore revenue à 100 %. J’aurai toutefois tout le temps voulu pour travailler cet aspect, car l’ancienne spécialiste en snowboard cross, Dominique Maltais, m’a prêté sa porte de départs d’entraînement. Je n’aurai donc pas à attendre l’arrivée de la neige pour pratiquer mes départs et je pourrai être fin prêt pour le début de la saison.

Jusqu’au mois de novembre, je ferai surtout de l’entraînement en gymnase et je pratiquerai mes départs avec la porte que Dominique m’a prêtée. Du 15 au 26 novembre, je participerai à un camp d’entraînement au Yukon avant d’entreprendre la saison 2017-2018. Ma première compétition de la saison se tiendra à Hochfügen en Autriche (Coupe d’Europe en PGS) les 9 et 10 décembre. Ensuite, je prendrai part à ma première Coupe du Monde en PGS à Carezza, en Italie, les 14 et 15 décembre.