Sébastien Beaulieu à la Coupe du monde de Kayseri

En route vers les Jeux Olympiques de Beijing 2022

La saison 2017-2018 avait une très grande importance pour moi puisqu’il s’agissait d’une année olympique. Avec ma blessure à l’épaule subie lors de la saison précédente, je devais obtenir les meilleurs résultats de ma carrière afin de me classer parmi les 32 meilleurs au monde et ainsi pouvoir participer aux Jeux Olympiques de Pyeongchang.

C’était la première fois de ma carrière que je subissais une aussi grosse blessure et ma préparation estivale n’a pas été optimale. Comme j’avais plus de réhabilitation à faire, les gains au niveau physique ont été moins significatifs. Ma préparation a surtout été effectuée afin que mon épaule soit prête pour le début de la saison.

 

Une nouvelle planche à neige

J’ai débuté la saison avec un nouveau modèle de planche à neige : la même marque, mais avec une construction différente. Mes premières compétitions en Coupe du monde se déroulaient en Italie, à Carezza et Cortina d’Ampezzo. Les deux premières épreuves de slalom parallèle géant (PGS) ne sont pas très bien déroulées avec ma nouvelle planche. Toutefois, l’épreuve de slalom parallèle (PSL) de Cortina d’Ampezzo s’est tout de même bien passée alors que j’ai terminé au 23e rang. Considérant que cette épreuve était préolympique, on pouvait compter presque 80 coureurs. J’étais plutôt satisfait de mes résultats puisqu’il s’agissait de mon premier top tiers en Coupe du monde. Malgré tout, c’était quand même évident que le nouveau modèle de planche ne fonctionnait pas pour moi. Je suis donc retourné avec mon ancien matériel pour les compétitions suivantes.

 

À une position des Jeux Olympiques

Sébastien Beaulieu à la Coupe du monde de BanskoAu total, sur les huit premiers événements qui comptaient pour les qualifications olympiques, je me suis classé à six reprises dans le top 32. C’est un bon ratio considérant que seulement 32 personnes pouvaient participer aux Jeux Olympiques de Pyeongchang dans ma discipline, mais ce n’était malheureusement pas assez pour me qualifier : je me suis classé au 33e rang.

C’est environ 24 heures après que la liste officielle soit sortie pour les Jeux Olympiques, et qu’il soit confirmé que je ne pouvais pas y participer, que se tenait la Coupe du Monde de Bansko en Bulgarie. J’y ai récolté le meilleur résultat de ma carrière en Coupe du monde avec une 7e position. Si ce résultat avait été considéré dans le classement, il m’aurait fort probablement permis de participer aux Jeux Olympiques. C’était vraiment une montagne russe d’émotions pour moi, car j’étais content de cet accomplissement, mais en même temps j’étais déçu que cela arrive une semaine trop tard…

Après la Coupe du monde de Bansko, j’ai poursuivi sur la même lancée en terminant 3e dans l’épreuve de PGS et 1er dans l’épreuve de PSL Aux Championnats canadiens (Coupe Nor-Am) de Blue Mountain en Ontario.

 

Sébastien Beaulieu à la Coupe du monde de KayseriL’après Jeux Olympiques

Après la pause olympique, je suis retourné sur le circuit de la Coupe du monde et j’ai éprouvé plusieurs difficultés. Même si je me rendais au Mont Sainte-Anne pour faire du « free ride » et que j’essayais de rester actif, je ne me suis pas entraîné avec des « gates » pendant les Jeux Olympiques. Mon entraîneur et mes coéquipiers étaient en Corée pour les Jeux Olympiques, ce qui faisait en sorte que j’étais très limité. J’allais faire des descentes en montagne et je faisais ce que je croyais qui était bon pour moi, mais j’ai perdu le rythme pendant qu’eux continuaient à s’entraîner. Après les Jeux Olympiques, j’ai participé aux épreuves de Coupe du monde de fin de saison à Kayseri en Turquie, Scuol en Suisse ainsi que Winterberg en Allemagne et ça ne s’est pas bien passé pour moi.

Par la suite, je suis retourné au Québec puisque j’avais deux semaines sans compétition avant de me rendre aux États-Unis pour les Championnats nationaux américains (Coupe Nor-Am) à Copper Mountain Resort. J’ai fait une introspection de mes dernières courses et je suis arrivé aux États-Unis avec confiance et détermination. J’ai récolté la troisième position en PGS et je suis monté sur la deuxième plus haute marche du podium après l’épreuve de PSL. Il y avait beaucoup de compétition là-bas : c’était les deux Coupes Nor-Am les plus fortes de la saison. C’était ma dernière compétition de la saison et j’étais quand même satisfait de mes résultats : ça terminait bien ma saison 2017-2018.

 

Retour au Québec

À la fin de la saison, je suis retourné au Québec pendant environ deux semaines avant de reprendre l’avion vers l’Alberta. L’équipe canadienne de snowboard alpin tenait un camp d’entraînement pendant 11 jours à Sunshine Village, situé près de la ville de Canmore. Nous y avons fait beaucoup de snowboard régulier, aussi appelé bottes molles. Nous avons essayé de décrocher de l’entraînement en « gates » en faisant du « free ride » et du gymnase. On a travaillé très fort, c’était difficile!

Une fois le camp d’entraînement terminé, j’ai pris une semaine un peu plus mollo tout en continuant l’entraînement en gymnase. Du 4 au 26 août prochain, je me dirigerai vers le Chili avec l’équipe canadienne pour mon camp d’entraînement estival. Par la suite, nous aurons un autre camp d’entraînement avec l’équipe canadienne, mais le lieu n’est pas encore déterminé.

 

Objectifs et Jeux Olympiques de Beijing 2022

Ma saison 2017-2018 s’est très bien terminée; j’ai obtenu mes meilleurs résultats en carrière. J’étais à un rang de me qualifier pour les Jeux Olympiques cette année et mon objectif a toujours été de tenter ma chance pour ceux de Beijing en 2022, peu importe si je réussissais ou non à me qualifier pour les Jeux Olympiques de Pyeongchang en 2018. Le plan n’a pas changé et je suis plutôt confiant de réussir à me qualifier pour les Jeux Olympiques de 2022. De plus, j’espère percer le top 10 mondial en plus de me positionner comme un espoir de médaille olympique en 2022. J’aimerais être en mesure de répéter des performances comme à Bansko, mais de façon constante et ce, dans le but de me retrouver parmi les 10 meilleurs au monde dans ma discipline. Lors de la prochaine saison, je vise également un top 10 aux Championnats du Monde à Park City (Utah) aux États-Unis sur la piste où se sont déroulés les Jeux Olympiques de 2002.